Arrêter de scier la branche sur laquelle nous sommes assis : une urgence absolue

Posté par: Anne Ramos Dans: Worldshaper Sur: Commentaire: 0 Succès: 1011

Scier la branche sur laquelle on est assis : Quoi de plus parlant que cette expression ? Et quoi de plus stupide que cette mauvaise habitude ? C'est pourtant cette expression qui résume le mieux ce que nous faisons quotidiennement, nous les hommes, les habitant supposés les plus intelligents de notre planète. Sommes nous juste bêtement inconscients ou plutôt résignés à notre inéluctable sort ? Sommes nous réellement incapables de nous mettre d'accord et de passer à l'action pour stopper le processus d'autodestruction qui semble engagé ? Sommes nous réellement en train de réfléchir à la façon dont nous allons pouvoir nous expatrier sur une autre planète pour échapper à la fin de la notre ? Sommes nous vraiment incapables de raisonner autrement ? Incapables de passer à l'action et de guérir les maux que nous avons causés ?

Scier la branche dans les océans 

- La sur-pêche et ses conséquences désastreuses sur la désertification des mers et des océans 

- Le blanchiment des coraux dû à l'acidification des eaux elle même engendrée par la pollution et le dérèglement climatique 

- L'émergence de confinements plastiques (un par océan dont certains grands comme trois fois la surface de la France)

Ce ne sont là que quelques exemples très significatifs des désordres que l'activité de l'homme cause à la mer et aux océans mais désormais, ces images pourtant terrifiantes ne terrifient presque plus personne. On finit souvent par les regarder avec un sentiment d'impuissance qui justifie notre inaction.

Scier la branche dans les forêts

- Le phénomène de désertification des forêts dont nous entendons parler depuis des années - depuis l'enfance pour ma part - mais qui se poursuit pourtant inlassablement et impunément,

- La disparition de nombreuses espèces animales,

- La fin programmée des abeilles et son lot de conséquences sur nos écosystèmes,

Là encore des documentaires à la pelle, des images inquiétantes, des vidéos virales... et qui mettent le monde en émoi mais pendant 24 heures seulement.

Faire ce qu'on peut là où on est

La prise de conscience doit être et ne peut-être qu'INDIVIDUELLE mais les mesures ne peuvent être que COLLECTIVES et surtout, elles doivent être INTERNATIONALES. Dès lors, face à cette réalité, que pouvons nous faire ? Quel est notre pouvoir à nous, simples citoyens, simples consommateurs aussi ?

Je vous avoue que je ne sais pas trop. Je réfléchis, j'explore des pistes, je participe à des actions de nettoyage, j'essaie de faire quelques réglages dans mon comportement et dans mon quotidien. Pas sûr que la planète y trouve son compte parce que mon champ d'actions est limité mais moi, déjà j'y trouve une satisfaction : celle de ne pas être uniquement résignée. 

Comme vous peut-être, je regarde et j'admire ces activistes qui ne reculent devant rien, qui ne craignent pas le scandale et qui arrivent parfois à faire avancer les choses dans la bonne direction. 

Les actions entreprises ne touchent elles que ceux qui sont d'ores et déjà sensibilisés à ces problématiques ou fédèrent elles de nouveaux combattants ?

Les messages ne sont ils audibles par ceux qui sont déjà concernés ou parviennent ils à toucher de plus en plus de monde ?

Je ne sais pas toujours quoi penser mais j'ai choisi de ne pas m'inspirer de la majorité de résignés et chaque fois que je le pourrai, à ma façon, dans mon petit quotidien et à mon niveau, je refuserai de scier la branche. 

Et vous ?

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